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Ce dont je parle

Un apercu de ce dont je parle et ce qui tourne chez moi en ce moment

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Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /Déc /2009 02:47




1 - Minouche - 4:00
2 - A tout moment la rue - 4:29 
3 - Le coeur Australie - 3:27
4 - Je m'obstine - 5:41
5 - Sous ton aile - 5:29
6 - Cet instant-là - 4:02
7 - Mort j'appelle - 3:45
8 - Nous sommes du hasard - 4:09
9 - Clash - 5:26
10 - Ma blonde - 3:50
11 - Mille voix rauques - 5:40
12 - Ma nébuleuse mélancolique - 4:11









Le problème lorsque j’attends pendant longtemps la sortie d’un album, et que lorsqu’il sort il s’avère de qualité, c’est que je me mets alors à l’écouter en boucle pendant quelques semaines jusqu'à arriver à saturation. C’est exactement ce qu’il s’est passe avec ce nouvel opus d’Eiffel. Je l’ai tellement écoute, que lorsque l’album est finalement arrive chez moi (merci a l’importeuse d’ailleurs) je l’ai fait retourner une paire de fois, en examinant la pochette et le livret et puis je l’ai laisse dans un coin afin de laisser tout ca mâturer un peu. C’est bien beau d’écouter un disque jusqu'à plus soif, afin d’en saisir toutes les subtilités, encore faut-il prendre du recul pour avoir l’illusion d’écrire une critique relativement subjective (illusion, illusion, petit fan !). Nous voici donc deux mois plus tard avec une bonne idée de ce que ce disque m’a apporte, et donc prêt à écrire finalement.

 

 

Suite de titres sans forcement de rapports les uns avec les autres, mais portant une touche eiffelienne désormais bien marquée. Démarcation des disques précédents par plusieurs points. Le plus important est la production, beaucoup plus importante que sur Tandoori, avec des arrangements recherches, de l’addition d’instruments, amenant une nouvelle richesse à ces titres d’Eiffel. Mais ils n’en ont pas pour autant délaissé la rage, la nervosité, le rock a l’état brut. Ils sont même plus proches que jamais de ce stade sur certains titres. C’est juste que l’assemblage guitare/basse/batterie a été enrichi afin de produire quelque chose de nouveau.

 

 

Un bien bel objet aussi, avec cette jolie pochette, un peu froide, sobre, qui contraste complètement avec le verso qui lui est bariole, très chaud, afin de souligner une sorte de dualité, une capacité à couvrir le spectre des possibles. Quelques photos des trois compères du groupe (Romain Humeau encore et toujours a la guitare, au chant, a la composition et production, Estelle Humeau passée pour l’occasion a la basse et Nicolas Couret, batteur originel d’Eiffel revenu pour notre plus grand plaisir). Encore une fois, alternance de photos sérieuses et d’autres plus déjantées montrant les possibilités… Cela plus un livret sobre rassemblant les textes (superbes dans l’ensemble) des chansons, donne un très bel emballage.





 

Minouche : Ouverture calme de cet album avec petit rythme acoustique avec des relents électriques en fond. Apparition progressive des instruments et des motifs plus évolués, jusqu'à la présence de la voix, et du texte précis, sans détour, prenant aux tripes. Chanson plutôt calme en apparence, la colère est surtout portée par la voix et ses variations. Tout est précis, propre, efficace, afin d’en faire une chanson quasi parfaite dans ce registre. Une grosse claque pour ce début d’album.

 

A Tout Moment La Rue : Ca j’en ai déjà parle ici. Juste à dire qu’elle s’insère vraiment bien après Minouche, apportant progressivement une montée en puissance.

 

Le Cœur Australie : Première explosion de l’album, la chanson part a toute vitesse et ne s’arrêtera pas avant de nous avoir laisse essoufflé, des images d’Australie plein les yeux (bon ca c’était pas trop dur pour moi…). Les références se suivent, s’entrelacent, et nous transportent. Un moment intense, dont on sort un peu étourdi, d’images tournantes et de guitares intenses.

 

Je M’Obstine : Une petite référence au parcours que le groupe a eu depuis sa création et plus particulièrement depuis la sortie de Tandoori et la perte de leur maison de disque. Sorte de manifeste décrivant la volonté du groupe de s’en sortir envers et contre tout. Encore de très belles paroles alternant les métaphores et les attaques frontales. Cette bataille constante pour la survie, pour le plaisir de faire ce qu’ils aiment, même s’ils doivent bosser comme des forçats. Le titre s’emploie à illustrer le propos, avec une répétition des motifs, et une augmentation graduelle de l’intensité, allégorie de l’obstination du groupe (comment ca je vais chercher des explications compliquées ?).

 

Sous Ton Aile : Intro étrange dans l’atmosphère a laquelle succède une ouverture graduelle avec en première place un banjo et des sonorités rappelant fortement 16 Horsepower, une des inspirations majeures du groupe. Une rythmique qui rentre dans la tête et ne veux plus en sortir. Pas extrêmement évolué, mais des superpositions de sonorités intéressantes. Un refrain résonnant, qui me prend et ne me lâche plus. Une chanson classique mais qui marche tellement bien… Et puis quand même, quelques vers assassins dissimules ici et la sont vraiment croustillants.

 

Cet Instant La : On repart dans des rythmes rapides, afin d’illustrer le propos de cette nouvelle chanson. L’idée est de vivre l’instant présent, de profiter tant que l’on peut plutôt que de voir la fin imminente. « Tu dis que ca ne durera pas, mais prenons le cet instant la ». C’est tout à fait mon état d’esprit actuel, une sorte de Carpe Diem permanent. Je dis oui, et encore oui, malgré quelques facilites dans les schémas de cette chanson.

 

Mort J’appelle : Mise en musique d’un texte du poète François Villon. Après avoir vu ce qu’Eiffel a réalisé avec du Vian (Je voudrais pas crever) on pouvait s’attendre a un grand moment, mais malheureusement, ce titre sonne un peu creux, un peu trop emprunte, trop gentil. Volonté de respecter le texte original, de réaliser un titre calme au milieu de l’album ? Je ne sais pas. Toujours est-il que cela donne un passage assez faible et plutôt éloigné d’Eiffel.

 

Nous Sommes Du Hasard : On revient dans le rythme de cet album avec une chanson dans la lignée de Cet Instant la et Sous Ton Aile. Une chanson rock efficace, mais qui commence a soulever la question du manque d’inspiration, de par sa ressemblance aux chansons précédentes et ses arrangements un peu faciles. Cela reste une chanson agréable malgré tout, avec des textes pertinents, sans plus.

 

Clash : S’il fallait être rassure sur la capacité de création de monsieur Humeau, c’est chose faite avec ce titre. Un titre direct, frappant droit au but, avec des changements de rythmes, de ton de la voix et extrêmement sympathique de par ces prises de risques dans la voix souvent a la limite de la rupture. On se sent pris dans la course du monde. On file droit au clash comme la planète et on en sort comme le chanteur, essoufflé.

 

Ma Blonde : C’est la chanson qui me déstabilise le plus sur cet album, elle a un cote un peu malsain, qui me met mal a l’aise. Je ne sais pas l’expliquer. Toujours est-il qu’elle coule comme il faut. Je n’ai pas trop de mots pour elle, je suis un peu déstabilise à vrai dire.

 

Mille Voix Rauques : Un début au piano surcharge par un bruit lourd avant l’introduction progressive des instruments. Des motifs basiques mais tellement rock. J’adore ca, ce « canon » d’instruments. La simplicité est de rigueur mais cela porte une chanson tellement forte. Les bases mon bon monsieur, les bases, il n’y a que ca de vrai. Mille voix Rock en fait. Une pépite rock jusqu’au point de rupture ou tout s’arrête avant de laisser la place a des voix remplaçant le synthé. Assez original, comme rythme de fond qui se trouve vite submerge par le retour en trompe du trio guitare/basse/batterie. Et que l’on martele encore et encore ces phrases puissantes. Un très grand moment.

 

Ma Nébuleuse Mélancolique : On conclut l’album par une chanson un peu plus aérienne, plus rêveuse, avec des relents manouches en arrière plan. Une chanson hantée qui clôture un album de toute beauté par des interrogations, par une ouverture. La ou nombre d’autres termine en achevant l’opus, ce titre la ouvre l’esprit pour la suite, que l’on espère arriver très vite. Encore de nouvelles pistes pour les orientations futures ?

 

 

Au final un album superbe, qui souffre de quelques moments un peu plus faibles, mais rempli de poésie, de textes superbes et de titres accrocheurs. A tout moment la rue tourne pas mal sur les radios et je ne peux que souhaiter au groupe d’acquérir un peu plus de notoriété, ils le méritent amplement. A voir absolument en concert. J’y ai envoyé mon frangin et ma frangine, pour des concerts excellents (voir la revue de Guic). La machine est belle et bien relancée, rien ne s’oppose a leur ascension. Il ne leur manque qu’un titre cartonnant auprès du grand public pour complètement décoller (un équivalent du ‘Aux Sombres Heros De L’amer’ de leurs amis).

 

Les trois meilleurs moments : Mille Voix Rauques, Minouche et Clash ou Sous Ton Aile en fonction de l’humeur




 

 

Par Tireub - Publié dans : Eiffel et moi
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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /Nov /2009 06:15

Certains groupes marquent leur époque , resteront longtemps comme des pionniers dans leur style, ou comme des grands groupes, ayant généralement réussi a sortir un ou plusieurs albums majeurs. Cependant, comme tout groupe qui se respecte, ils ont arrête de jouer ensemble ou pire, ont continue sur le déclin. Quelle que soit la raison, split, mort d’un membre, occupations autres (mercantiles dans le cas d’un des groupes ici présents), ils ont plus ou moins disparu du paysage et ont été considérés comme références de leur époque, mais n’ayant plus grand-chose a faire de nos jours, si ce n’est quelques tournées mémoires afin de renflouer les caisses. Ici je m’attarde sur trois de ces groupes, chacun ayant marque une décennie différente, et qui ont cru bon de sortir un nouvel opus cette année, pour le meilleur ou pour le pire.





Kiss – Sonic Boom  

On ne présente plus Kiss, figure incontestable du glam, ayant profondément marque les années 80 avec leur maquillages, leurs hard rock efficace et leurs shows démesures. Apres moult changements de line-ups, plusieurs albums en demi teinte, on pensait que Kiss (ou ce qu’il en reste) se contenterait de faire marcher la pompe a fric lors de tournées répétées suffisant a satisfaire la Kiss army (et je dis ça sans avis péjoratif pour leurs fans, étant donne que j’aurais saute sur la moindre occasion de les voir en concert). Mais voila qu’est annonce Sonic Boom, qui fut attendu avec crainte par les fans du groupe. Bon, je ne connais pas suffisamment la disco du groupe pour juger des hauts et des bas, j’ai écoute Psycho Circus, et ai trouve de très bonnes choses et aussi de mauvaises. Enfin, je n’attendais pas grand-chose de particulier de ce disque, peut être quelques titres fédérateurs a l’ancienne pouvant s’écouter de temps en temps. Lorsque la musique s’est lancée, j’ai d’abord cru m’être trompe de cd, étant donne que Modern Day Delilah sonne comme la grande époque, du Kiss pur jus, qui fonctionne diablement bien, et qui fait plaisir aux oreilles. Et en fait l’ensemble du disque est de la même facture. Kiss est revenu au son qui a fait son succès, a livre un album sans prise de risque, se cantonnant a ce qu’ils savent faire, afin de satisfaire les fans, et force est de constater qu’ils ont réussi. Un album pas exceptionnel mais qui se laisse écouter, et qui tourne régulièrement chez moi, qui ne suit pas un fan hardcore mais apprécie de temps a autres ce bon son. Une bonne surprise, un disque qui répond positivement aux attentes et donne une nouvelle raison de créer des shows dantesque, si besoin en était. Que demande le peuple ?










 Alice In Chains – Black Gives Way To Blue  

Le grunge était un mouvement fait pour être éphémère, de par sa nature profondément autodestructrice. Il n’est pas étonnant que les groupes majeurs du début des années 90 n’aient pas survécu très longtemps, dans la plupart des cas pour des raisons de mort prématurée de membres phares du groupe. Ce fut le cas d’Alice In Chains, qui même s’il est longtemps reste dans l’ombre du phénomène Nirvana, n’en est pas moins important a mon sens. Ils ont énormément contribue au succès du grunge, et possédaient de très bons arguments pour être un des groupes majeurs du mouvement. Quelques albums, un MTV unplugged surclassant celui de Nirvana, un chanteur tourmente comme il faut, un guitariste de génie, il n’en fallait pas plus. Mais bon, afin de terminer le tableau, le chanteur a pété un câble et a fini par mourir, emportant avec lui le groupe. Jerry Cantrell poursuivant son chemin de son cote, dans la même veine, mais manquant définitivement de ce qui amenait l’alchimie, sa collaboration avec Layne Staley. Le groupe s’est reforme pour quelques tournées, dont une a laquelle j’ai pu assister avec une performance excellente, et un remplaçant chanteur honorable. William DuVall remplissait son rôle correctement et s’acquittait de l’hommage a Staley. Rien à redire, jusqu'à la sortie de ce Black Gives Way To Blue sous le nom d’Alice In Chains. Jusque la Cantrell avait sorti de bons albums sous son nom, qui ressemblaient a du Alice In Chains, mais qui étaient respectueux de l’absence de Staley. Mais ici nous avons a faire avec un Alice, qui sonne Alice, jusque dans la voix de ce chanteur essayant faiblement de reproduire le niveau de sentiment malsain produit a la belle époque. Le résultat en est un album correct, mais qui sonne comme du déjà entendu, une pale copie du groupe original, n’apportant absolument rien de nouveau, d'original... Si encore Cantrell s’était acquitté de l'intégralité du chant, cela aurait pu passer, avec le vrai son Alice, mais la, on a juste de la mauvaise copie, jusque dans les mélodies et thèmes. Un album à oublier, que je peine à ranger à cote des autres albums du groupe.





Creed – Full Circle  

Creed a surfe sur la vague New Metal a la fin des années 90 et début 2000 en produisant eux aussi quelques bons albums, mais étant constamment en déclin a mesure que leur popularité augmentait. Categorise en tant qu'alternatif chrétien, ils transportaient la morale chrétienne via des chansons puissantes accrochant les jeunes américains. A l'image de Rammstein, je me lasse assez vite de l’écoute de leurs albums, même si je trouve plusieurs chansons assez excellentes. Donc en voyant l’annonce d’une reformation du groupe original et la sortie d’un nouvel album, j’ai jeté une oreille sur la chanson annonçant cet album. Et bien Overcome est une réelle réussite, du Creed puissant, de qualité, que l’on n’avait plus entendu depuis longtemps. Cependant la publicité était mensongère, car cette chanson ouvre l'album et referme le chapitre de ce qui est intéressant. Le reste est juste du remplissage facile et peu inspire. On a même du mal a reconnaître Scott Stapp et sa voix si caractéristique. L’album annonce comme un retour au source, bien amorce par ce premier titre excellent n’est au final qu’une autre étape dans la descente vers le fond du trou qu’avait amorce Creed. Pour les amateurs du genre, Overcome a écouter absolument avant de s’arrêter. Dommage…




Vous m'excuserez mais je dois vous laisser, Bon Jovi a sorti quelque chose.



Par Tireub - Publié dans : Ma musique et moi
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Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /Nov /2009 05:54



1 - Sunday - 4:45
2 - Cactus - 2:54
3 - Slip Away - 6:05
4 - Slow Burn - 4:41
5 - Afraid - 3:28
6 - I've Been Waiting for You - 3:00
7 - I Would Be Your Slave - 5:14
8 - I Took a Trip on a Gemini Spaceship - 4:04
9 - 5:15 The Angels Have Gone - 5:00
10 - Everyone Says 'Hi' - 3:59
11 - A Better Future - 4:11
12 - Heathen (The Rays) - 4:16







J’écris car cette semaine m’est arrivé une expérience peu banale. J’ai acheté mon premier cd de David Bowie. Ca peut vous paraitre peu important, après tout il doit y en avoir tout les jours des gens qui achètent leur premier Bowie, mais pour moi c’est quelque chose d’assez particulier. Le fait que ce soit mon premier disque acheté ne veut pas dire que je ne connais pas un peu, mais jusqu’ici mes contacts avec sa musique se sont fait via un best of emprunte et via un album live écoute en streaming sur internet. Mais voila, j’ai décidé de franchir le pas. Voulant apporter ma modeste contribution au David Bowie Blog Tour 2009 (ou comment Xavier et une communauté de blogueurs lui rend hommage), j’ai tiré au sort et on m’a demande de chroniquer Heathen. Je l’avoue je n’avais aucune idée de ce que j’allais trouver dans cet album, mais je me suis dit qu’il était temps de me confronter réellement a cette musique. J’ai quand même vérifié rapidement que cet album valait le coup d’être acheté (ce qui n’est apparemment pas le cas de tous ses albums) et me suis rendu chez mon disquaire. Une petite boutique vendant des bouquins / CDs / Vyniles / DVDs neufs ou d’occasion mais a des prix très raisonnable. Ca fait vraiment plaisir d’avoir une telle boutique pas loin du boulot. D’autant que le catalogue, s’il n’est pas démesuré est de très grande qualité. En m’approchant du rayon B je tombais sans mal sur ses disques, il faut dire qu’ils étaient tous ou presque présents, et chose remarquable, les disques de second rang étaient bradés. La vérification était donc inutile, je saurais dorénavant, qu’un album comme Let’s Dance, s’il est moins cher, c’est bien parce que moins bon (chez ce disquaire en tout cas). Je trouve sans problème Heathen, l’objet de ma convoitise et me sens d’un coup empli d’un sentiment de plénitude, d’envie de me faire plaisir, et du coup plusieurs autres disques essentiels ont saute dans mes mains. Arrive a la caisse le vendeur m’adressa un grand sourire a la vue de votre disque, réjoui de trouver un amateur d’une de ses idoles. Pur hasard, destin, je ne saurais le dire mais Slow Burn a commence à résonner dans la boutique a ce moment là. Il y a des signes comme ca qui ne trompent pas. Me demandant quel disque j’allais poser dans la platine en premier, je répondis que ce serait surement celui ci, étant donne que c’était le seul que je ne connaissais pas du tout. Je suis reparti tout excite vers mon bureau et ai lance la musique en examinant la pochette de l’album, pochette troublante mais magnifique, ou on le voit avec un regard désincarné, sur des tons sépias, repris tout au long de la pochette. A vrai dire il fait un peu peur comme cela. On se demande vraiment à quoi il pense, l’esprit complètement ailleurs. Les œuvres d’art massacrées à l’intérieur du livret ont un petit coté malsain, mais fascinant, très dérangeant en fait.



Et Sunday a résonné dans mon casque et je me suis laisse emporter par ces sons lointains et cette voix si particulière. C’en était fini de ma journée. A partir du moment où le disque a été lance, je n’ai plus été capable de rien sinon de m’immerger dans la musique. Passe dans cet état second ou plus rien n’a d’importance si ce n’est la musique et les rêves je me suis laisse aller pleinement et ai profite complètement de cette musique. Rarement un artiste aura réussi à me faire passer dans cet état. Mais une fois parti, impossible de faire marche arrière. La musique m’a porte d’une traite jusqu'à la fin de la quatrième chanson, après laquelle je ressentis comme une rupture de ton, un passage a la face B en quelque sorte. Toujours est-il que le reste de l’album est passe tranquillement, me longeant dans mes rêves. Arrive à la fin, je me suis senti tout abasourdi et l’ai relance afin de m’en imprégner un peu plus. Mon après midi s’est resumee a cela. Tant pis pour le boulot, rien n’avait d’importance.



Au cours des écoutes suivantes j’ai pu accéder peu à peu aux thèmes des chansons, aux paroles, déceler les grands moments de l’album, les moments plus faibles. La grande constatation de déchéance de la pensée et du comportement humain, et d’une de ses conséquences directes, à savoir la dégradation de la planète, en font un album intelligent situe au début des débats sur le réchauffement climatique et autres. Nous brulons lentement. Et bien s’il faut bruler, que ce soit en écoutant de la bonne musique. J’ai rarement vu quelqu’un parler aussi finement de tels sujets. La contrepartie est que devant la richesse de la musique, les personnes n’écoutent pas trop les paroles. En lisant un peu mieux le livret, j’aperçu que l’une des chansons était une reprise de Neil Young, une des Pixies et une autre du Legendary Stardust Cowboy. J’avoue que je n’avais pas reconnu le Pixies, honte a moi, il faudra que je m'y remette un de ces jours. Que dire des invites qui viennent aussi se greffer sur cet album ? Pete Townshend, Dave Grohl, et j’en passe. Ca pourrait commencer à ressembler a un pot pourri dépourvu d’identité, mais voila, il y a une pate et une voix Bowie très présente sur l’ensemble de l’album. J’ai du mal à saisir comment il peut parcourir autant de registres de voix. Chaque chanson a une teinte différente grâce a cela. Le seul reproche que je pourrais faire à ce disque est que trois titres sont en dessous du niveau général et l’album n’aurait pas été desservi sans eux. En plus ils sont situes en fin d’album. I Took a Trip On A Gemini Spacecraft, bien qu’hommage a l’homme qui a inspire Ziggy est a contre courant de l’album, et Everyone Says ‘Hi’ (woup wouap wahou, quand meme...) ainsi que A Better Future n’ont pas la richesse et la capacite a faire rever des autres titres, ce qui est dommage. Il y a quand meme de très grands moments qui viennent contrebalancer ces quelques titres. 


Album melancolique, peut être, le ton etant resolument triste et contemplatif. Et c'est cela qui donne a mon avis une vraie coherence a cet album a première vue assez bancal dans les styles abordés. A vrai dire je suis passé plus d'une fois dans l'état de la pochette, pensif, le regard perdu dans le vague, presque vide, ailleurs. J'adore cet état, au grand dam de mes amis qui me voient partir loin de leur conversation... Bien ou mal, je ne saurais emettre de jugement de valeur, mais cette capacité à se plonger dans cet état d'esprit et d'être porté par ces morceaux, en lien direct avec les chansons en font un album tout particulier.


Enfin, je n’ai pas boude mon plaisir et ai réécouté l’album un grand nombre de fois depuis le début de la semaine, a la maison cette fois ci, l’ayant éloigné de mon bureau ou il augmentait bien trop ma contre productivité… Je prends toujours beaucoup de plaisir sur le début de l’album, un peu moins sur les chansons citées précédemment, mais mon premier album de Bowie restera à coup sur en très bonne place dans ma discothèque. Premier album, mais surement pas le dernier du coup. Merci Xavier!


Les chansons declencheuses de l'état sus-cité : Sunday (superbe, et cette explosion sur la fin, hum...), Slow Burn et 5.15 The Angels ave Gone






Par Tireub - Publié dans : Ma musique et moi
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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 00:58




1 – Rammlied -  5:20

 2 - Ich tu dir weh - 5:02

3 - Waidmanns Heil - 3:33

4 – Haifisch - 3:45

5 - B******** - 4:15

6 - Frühling in Paris - 4:45

7 - Wiener Blut - 3:53

8 – Pussy - 4:00

9 - Liebe ist für alle da - 3:26

10 – Mehr - 4:09

11 - Roter Sand -  3:59





Hop, mon frangin se réinvite sur ces pages pour donner une petite chronique du nouveau Rammstein. Je publie son papier en intégralité et commente à la fin.



Alors, Rammstein, c’est assez compliqué. Un combo allemand qui n’inspire guère à la première écoute, qui repousse même, mais lorsque l’on connaît, et accessoirement, que l’on aime bien, Rammstein ça donne une des plus grosse machines mondiales du métal industriel. Depuis 1995, chaque album est une réussite totale, faisant gagner des paliers et de la notoriété au groupe (Rosenrot n’étant pas considéré comme un album, mais une compile de faces B avec du bon et du moins bon). La caractéristique principale de Rammstein, est ce son de guitare reconnaissable entre tous, qui vous fait vous sentir au cœur d’une usine de sidérurgie (métal indus me direz vous), bien gras, bien lourd (pour les non initiés, voir Mutter). Il y a ensuite la voix très mélodique de Till Lindeman, mais aussi les ambiances du clavier Flake.

 

La question est donc, cet album tant attendu va-t-il enfoncer le clou déjà bien en place après le mythique Reise Reise, ou bien est-ce l’album de la déchéance qui fait tout perdre. Analysons les titres l’un après l’autre.

 



Rammlied : Petite intro mélodique comme sur d’autres album, l’ambiance monte, quelques vers, et là BAM, explosion sonore si vous aviez mis le son fort vos tympans vous detestent. Si vous n’étiez pas sur vous écoutez bien Rammstein, on vous le dit en plus. La chanson part ensuite sur un bon rythme, les couplets sont bien ambiancé, on voit le bon travail de Flake. Ça sonne (même pas fait exprès comme jeu de mot) Rammstein et on est de suite rassuré. Grosse monté bien méchante et reprise classique. Pfiou, ça fait du bien par où ça passe. Cette chanson sera surement la première de leurs concerts, on ne peut que prévoir les dégâts.

 

Ich tu dir weh : Petite introduction assez aérienne au clavier, interception de ce moment de tendresse, et le naturel reprend le pouvoir. On se dit à ce départ que Rammstein ne change pas trop, mais franchement, on ne va pas non plus se plaindre. Le rythme est ici plus saccadé et le chant aussi, jusqu’à ce refrain, disons le magistral. Mélodique à souhait, grosse performance vocale, et ambiance magique. La suite du morceau est somme toute classique, mais le passage calme est très intéressant en termes d’ambiance, et donne un aspect encore plus attrayant à cette chanson. Première surprise, et quelle surprise, ce morceau est génial.

 

Waidmanns Heil : Trompettes, vous avez dit trompettes??? Et oui, la dernière fois ça avait donné l’une des meilleures chansons de Rosenrot, et là, même tarif, assurément ma chanson préférée sur cet album. Départ rythmé, bien rentre dedans à la Rammstein pourrait on dire, couplet avec une ambiance à la Feuer Frei avec une jonction au refrain déjà mythique, on se dirait même qu’ils sont devenus gentils avec le temps, mais une nouvelle fois refrain ultra grave et agressif. On en redemande tellement c’est bon, et bien c’est reparti, même schéma. La structure est exactement la même que la chanson précédente, après un solo clavier, une accalmie, on s’essouffle ??? Que nenni, et ça repart de plus belle avec des ajouts de claviers absolument pertinents. On se dit que le grand artisan de la réussite de ces trois morceaux est Flake, qui abat un boulot énorme.

 

Haifisch : Rythme binaire, ça repose un peu après les deux titres précédents. Musicalement, je ne suis pas fan, mais cette chanson reste toutefois efficace, notamment avec un refrain très ambiancé grâce à vous savez qui. La voix est néanmoins très appréciable sur ce titre. Sans plus.

 

B******** : L’intro laisse présagé quelque chose d’extrêmement heavy, et c’est bien le cas, cas ce morceau est le plus lourd de l’album, sans conteste. La recette miracle fonctionne encore très bien : couplets ambiancé et volatiles, refrain archi bourrin avec un gros effort sur la voix. Rien à redire sur ce morceau qui ne sera pas joué live je pense, car d’autres lui seront préféré, mais quelle lourdeur, voyez l’usine de sidérurgie…

 

Frühling in Paris : Départ gratte sèche, voix calme, y’aurait-y pas un souci les gars? Et bien non, ce morceau est le petit moment de réconfort, de surprise aussi, car Piaf chanté par Till Lindeman, ça vaut tout l’or du monde, mais en plus ça rend super bien. Vient ensuite un départ batterie, à partir duquel l’ambiance va monter progressivement jusqu’au prochain refrain, époustouflant, qui fait bien décoller ma fois. Accalmie, reprise. Cette chanson est une grosse surprise, mais c’est énorme à quel point elle transporte.



Non, je ne regrette rien...

 

Wiener Blut : Vous vous êtes bien posé? Vous êtes allé un p’tit coup au gogues pendant ce moment de calme ? Réinstallez vous bien, ça repart vite. L’ambiance change très vite, le chant est grave, la montée bien effectué, et en avant. Le voyage recommence, quelle puissance impressionnante, puis on ralenti, claviers glauques à souhait, montée, et BOOM, on repart, et c’est monstrueux comment on prend cher, on croirait que le chanteur voudrait nous égorger tellement c’est agressif. Quelle chanson mes amis, un monument, en si live il y a, bonjour la boucherie.

 

Pussy : Alors Pussy, c’est un peu le Amerika de cet album. Chanson assez stupide, chantée en anglais, le concept est fendard, mais simple. L’intérêt de cette chanson est le clip qui l’a accompagné, qui parle de vous savez quoi, et qui finit en magnifique boulard, avec les acteurs themselves. Absolument collector, ce clip confirme l’intégrité du groupe, et du réalisateur (le même que Mann gegen Mann). Cela fait énormément polémique, mais quel engagement du groupe. La chanson en elle-même est loin d’être fabuleuse, mais passe néanmoins bien.

 

Liebe ist fur alle da : Ayant filtré rapidement sur internet, cette chanson est directe, Rammsteinniesque au possible, avec notamment un Till Lindeman qui prouve une fois de plus qu’il est excellent chanteur, et des guitares bien grasses et tranchées (ESP je t’aime !!!). Du classique de la part des allemands.

 

Mehr : Un départ avec une guitare assez lointaine, accompagnée du chant, et ça part, ça tranche, chaque Mehr vous met un bon coup au crane. Un peu plus rythmé au niveau des couplets notamment par l’apport batterie, cette chanson ne fait pas de cadeaux, est directe et elle le vaut bien. Encore une bonne chanson.

 

Roter Sand : On finit par du calme, après la dernière tempête. On apprécie grandement la voix sur ce morceau qui possède du relief à partir du refrain, mais ne s’emballe pas. Ce morceau est un peu une déception car il aurait pu donner une bonne tuerie en milieu de morceau et finir calme. Cependant, l’orientation prise par les musiciens est respectable. Ce morceau s’écoute bien mais parait fade à côté des autres.

 

Liebe Ist Fur Alle Da est donc un bon album de Rammstein, fidèle à ses racines sonores, mais innovant sur quelques chansons, et de très belle manière. Pas le must, mais cet album est tout de même à la hauteur des attentes, notamment grâce aux trois premiers morceaux.

 

Mes préférences : Weidmann’s heil, Wiener Blut et Ich Tu Dir Weh

 

 

 

 

Bon, pour ma part je suis bien moins enthousiaste sur cet album. J’avoue que Rammstein j’aime bien de temps en temps, ca défoule, mais je me mets Mutter, Reise Reise a la limite, en sélectionnant les titres et ca me suffit. Alors bon j’ai quand même jeté une oreille sur ce nouveau disque et le constat est plus ou moins le même que pour les autres albums, quelques chansons très bonnes et d’autres bien plus anecdotiques. C’est vraiment dommage qu’ils n’arrivent pas à livrer un album homogène. Donc j’ajouterai les titres intéressants a ma compile existante et puis ce sera tout. Je n’ai aucune envie de réécouter Fruhling In Paris (cette vaste blague). Parlons un peu de Pussy, la chanson phare de l’album. Alors non seulement les paroles sont d’un basique pitoyable (pour les passages en anglais en tout cas), et rien que ca cela me rebute quand même pas mal (sans parler de la prononciation germanique de dick…). Et puis bon, la vue du clip, sorte de teaser pour le prochain Marc Dorcel me fait penser a cette phrase d’un papy résistant : « Vous êtes pas fins vous les allemands ! ». Et bien non ils ne sont pas fins, ca c’est sur, mais ils l’assument. Enfin, manque de classe certain et chanson anecdotique, je passe. Enfin bref, je ne vais pas polémiquer, ca ne sert à rien. Juste garder les trois premières chansons (a la serpe), Wiener Blut et Mehr et retourner a Mutter ensuite. 

Par Tireub - Publié dans : Ma musique et moi
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Vendredi 30 octobre 2009 5 30 /10 /Oct /2009 01:59

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Disc1
1 - Intro  – 1:05
2 - Hang on to Yourself – 2:55
3 - Ziggy Stardust – 3:19
4 - Watch That Man – 4:14
5 - Wild Eyed Boy From Freecloud – 3:15
6 - All the Young Dudes – 1:38
7 - Oh! You Pretty Things  – 1:46
8 - Moonage Daydream – 6:25
9 - Changes – 3:36
10 - Space Oddity – 5:05
11 - My Death" (Brel, Shuman) – 7:20


Disc 2
1 - Intro – 1:01
2 - Cracked Actor – 3:03
3 - Time – 5:31
4 - The Width of a Circle – 15:45
5 - Let's Spend the Night Together – 3:02
6 - Suffragette City– 4:32
7 - White Light/White Heat – 4:01
8 - Farewell Speech – 0:39
9 - Rock 'n' Roll Suicide – 5:17




Quand j’ai vu que Xavier lançait le David Bowie Blog Tour 2009, à savoir l’ensemble des albums de Bowie chroniqués par lui même et un autre blogueur en parallèle, je me suis dit que c’était une bonne occasion de découvrir un album de Bowie que je ne connaissais pas (pléonasme). Il faut dire que David et moi nous avons une longue histoire de crainte mutuelle. Oui, il me craint et ne s’invite donc que très rarement sur mes platines.

Pour remettre un peu dans le contexte, je n’ai eu pendant un long moment comme contact avec Bowie que ses tubes passant sur RTL2, RFM ou Rire&Chansons (ben quoi, on a le droit d’être jeune et d’entendre ces stations dans la voiture de son père…). Donc des grosses machines pas dégueu mais pas forcement phénoménales non plus. Alors bon, il y eut un moment ou je me suis dit que ca serait bien d’avoir un best of, histoire d’avoir toutes ces chansons sous la main au cas ou l’envie me prendrait… Donc je me procure le best of Bowie, et oh surprise, presque tous les titres que je connais sont sur le deuxième CD (Ashes to ashes, Under Presure, Let’s Dance, China Girl, This is not america, …) et qu’il y a donc tout un CD de ce qu’il a fait avant. Et c’est ainsi que j’ai rencontre Bowie, le vrai, le génie, Ziggy et ses magnifiques chansons. Un pur moment de bonheur, et surtout une grande claque sur les possibilités de cet artiste. Cependant, va savoir pourquoi, je n’ai jamais pris le temps d’explorer ses albums en tant que tels, me cantonnant a une succession de titres (je sais c’est mal…).

Donc, je me lançais dans ce DBBT09 avec le secret espoir de tirer l’un des albums de Ziggy et ses araignées. Mais bon, j’étais prêt a tout, ne connaissant que très peu, a tout sauf a ca. Je suis tombe sur la case caméléon, à savoir la chronique du disque de mon choix, ou celle d’un live. Bref, je me suis retrouve comme un con à choisir plus ou moins au pif un album live. Mais bon, je suis reste sur ma première idée et me suis oriente sur celui-ci, ultime concert de Ziggy and The Spiders From Mars. Bien m’en a pris, encore de belles découvertes.

1973 donc, Bowie est au top avec son personnage de Ziggy Stardust et sa joyeuse troupe de musiciens de talent les Spiders From Mars. Ils tournent en soutien de l’album Aladdin Sane dans une formule glam avec tout ce que ca peut entrainer comme costumes, maquillages, ou couleurs kitch. Cependant, du point de vue musical on est loin de ce qui allait suivre dans la catégorie glam. A vrai dire j’ai beaucoup de mal a l’imaginer ainsi sur scène quand j’écoute ce concert, et c’est pourquoi je m’en tiendrai a la musique, et je vous conseille d’en faire autant, étant donne que c’était quand même de très mauvais gout.

On a du grand classique du point de vue introduction, a savoir l’utilisation de musique classique (très original), en l’occurrence la 9eme de Beethoven, avec quelques accords de guitare en superposition pour nu dernier test. Pourquoi commencent-ils tous comme ca ? Bref, le concert part a grande vitesse avec la succession Hang On To Yourself / Ziggy Stardust, histoire de rappeler qui est sur scène. Les spiders sont en place, le son est excellent, rien à redire. Tout se déroule pour le mieux, malgré quelques solos parfois un peu longs afin de permettre à David de changer de costume. Les excellents titres se succèdent, jusqu'à Space Oddity, un grand moment. Je pense que je pourrais aller voir Bowie en concert rien qu’avec l’espoir de le voir jouer cette chanson… Bowie annonce ensuite que comme c’est le dernier concert, ils vont rejouer une chanson qu’ils n’ont pas faite depuis longtemps. My Death, reprise de Jacques Brel effectuée par Bowie à la guitare accoustique, pleine d’emotion, est surprenante et touchante. Quelques morceaux exécutés sans développements amènent tranquillement le gros morceau de bravoure de ce live, The Width Of A Circle, qui va durer pas moins de 15 minutes, sous forme de jam. Les Spiders s’en donnent a cœur joie, menés par un Mick Ronson de folie. Présentation des membres puis un Suffragette City très intense. On sent que le groupe se fait plaisir à jouer ensemble dans cette dernière partie de concert, notamment sur une reprise des Stones et sur White Light/White Heat du Velvet Underground.

Vient ensuite le moment qui a rendu ce concert culte, à savoir le speech d’adieu de Ziggy Stardust à ses fans. Ziggy prend le micro et annonce, après moult remerciements que le show est le dernier de la tournée mais aussi le dernier qu’ils feront jamais. Et afin d’illustrer son propos il conclut le concert avec un magnifique Rock N’ Roll suicide, qui n’aura jamais été aussi approprie. David Bowie vient de tuer son personnage de Ziggy sur scène, se sépare des Spiders, et amorce un des nombreux changements radicaux qui ont jalonné sa carrière. Il ne faut pas lui en vouloir, c’est sa manière d’évoluer, radicalement, changeant du tout au tout. David, la demi-mesure il ne connait pas. Ceci dit je peux imaginer la peur des fans qui ont cru qu’il faisait ses adieux à la scène. Assez incompréhensible et flippant sur le coup. La suite nous montrera que seul Ziggy s’en allait, mettant fin a la première période de David.




L’homme de scène a soigne sa sortie, a créé son culte, et les commerciaux autour de lui se sont charge de le vendre, d’en tirer un maximum. Vous ne trouvez pas bizarre vous qu’un concert donne en 1973, enregistre et filme, soit sorti en double disque et vidéo en 1983 ? Pourquoi donc mettre 10 ans à sortir ca ? Un montage se fait quand même bien plus vite. Après, de la a dire que cela correspond a la période la plus commerciale de David (juste après la sortie de Let’s Dance, dis donc), et que la sortie de ce concert n’avait que pour objectif de donner le change aux fans de la première heure et a ceux préférant Ziggy au Bowie des 80’s, il n’y a qu’un pas que je franchis allégrement. C’est quand même un comble…

Enfin, cela permet a des jeunes comme moi, dont même les parents étaient trop jeunes a l’epoque pour aller voir Ziggy sur scène, d’avoir une idée de ce qui se passait a ce moment la, au travers de ce formidable concert a qui il ne manque a mon avis que Life On Mars (quand même la plus belle chanson de Bowie) et Starman (ma préférée). La preuve s’il en était besoin de la qualité des productions et prestations de Bowie dans ses débuts.

Les trois grands moments : Rock N’ Roll Suicide, Space Oddity et Moonage Daydream


Par Tireub - Publié dans : Alive and kicking!
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